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18.01.2006

Encourager les cadres à la création d'entreprise

Beaucoup d'idées reçues circulent sur les entrepreneurs. L'une des plus tenaces assimile le personnage de l'entrepreneur à un autodidacte. De fait, il y a en effet beaucoup d’autodidactes comme créateurs. Tout simplement parce qu’il existe beaucoup de gens sans diplôme. Mais au global, il n’y a pas de corrélation entre niveau d’études et vocation d’entrepreneur.

 

Par contre, ce qui est net, c’est que le succès croît avec le niveau d’étude. Le taux de survie des entreprises créées par des diplômés du supérieur est de 75 % au bout de six ans. Voilà qui est nettement mieux que la moyenne nationale (qui est de 50 % au bout de 5 ans).

 

Encore plus fort, trois ans après leur création, ces entreprises « diplômées » comptent une douzaine de salariés et, après six ans, une vingtaine. A comparer avec la taille moyenne des nouvelles entreprises en France : cinq années après leur création, elles comptent seulement 3 ou 4 salariés.

 

Un bagage culturel et scientifique supérieur est donc très précieux. Il permet notamment d’étendre le spectre de projets possibles. Un ingénieur électronicien peut choisir soit de lancer une entreprise de pressing, soit de composants électroniques, alors que celui sans diplôme n’aura pas cet éventail de choix. Même dans ce domaine très particulier, l’enseignement supérieur a un rôle clé à jouer.

 

Plus important encore, ces diplômés sont en général plus ouverts à s’associer pour rechercher des compétences complémentaires. Quitte à partager le pouvoir et à ouvrir leur capital. Pour avoir une vraie chance de passer un jour le cap des dix employés, une entreprise doit au départ réunir au moins 100 000 euros de fonds propres. C’est beaucoup pour un individu. Il faut donc encourager les aventures collectives. Pourquoi pas des réductions de charges sociales pour les nouvelles entreprises dont aucun actionnaire ne détient plus de 80 % du capital à lui tout seul ? Cela inciterait les entrepreneurs trop solitaires à s’associer. Et aussi à rechercher la compagnie d’investisseurs financiers indispensables à la capitalisation optimale du projet. Ces derniers peuvent d’ailleurs avoir un rôle de conseil inestimable auprès du dirigeant. La solitude inhérente de l’entrepreneur est un des aspects les plus délicats à gérer pour le créateur.

 

17:52 Publié dans Création d'entreprise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Entrepreneur