« Une idée américaine pour sécuriser les salariés | Page d'accueil | Tactiques immobilières dans un marché hésitant »

13.11.2006

L’immobilier dans un marché hésitant

Depuis quelques mois, on voit fleurir les articles sur l’atterrissage du marché immobilier. Alors simple pause ou début de vraie chute ? Comme dit l’adage, « il est difficile de prévoir l’avenir… surtout à l’avance ». Les optimistes et les pessimistes ont de bons arguments. De fait, selon sa situation personnelle (vendeur ou acheteur), chacun a tendance à se laisser convaincre par ce qui le favorise.

 

Plus intéressants sont les effets secondaires de ce marché qui soudain hésite. Sa principale caractéristique est une hétérogénéité croissante dans l’offre. Pour des biens équivalents, on trouve parfois des écarts de prix qui peuvent dépasser 15%. Les marges de négociation sur les prix affichés sont aussi parfois surprenantes.

 

Dans tout marché en flottement, on constate un tiraillement des vendeurs. D’un côté, ils essayent de vendre au plus haut (en clair, trouver un dernier pigeon qui n’a pas encore réalisé que le marché se tasse). De l’autre, ils ne veulent pas rater le coche si le marché se retourne vraiment. D’où ces écarts impressionnants dans les deals.

 

A mon avis, cette tendance hésitante implique pour les acheteurs de revoir leurs tactiques d’approche du marché immobilier.

 

17:33 Publié dans Immobilier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marché immobilier

Commentaires

En fait, le fait le plus marquant est que la tendance n'est plus nationale mais régionale. En Province, les prix se tassent, mais en Ile de France, les prix progressent encore de 1,1 % sur le trimestre (à 3665 € du m2 en moyenne) et l'activité repart progressivement avec une hausse des volumes de 1,1 %, alors qu'elle s'affichait en baisse de 7 % à la même période un an auparavant. A Paris intra-muros, les prix ont poursuivi leur progression également, pour s'afficher à 5853 € du m2 (+7,4 % sur un an et +1,3 % sur un trimestre).
Un rapport de la FNAIM livre le profil des acheteurs et un détail des conditions des prêts contractés : l'acheteur est de plus en plus jeune, puisque la proportion des 25-29 ans est passée de 10,9 % en 2002 à 23,7 % en 2006 et la durée des prix augmente à 19,7 ans en moyenne, contre 18,7 ans en 2005 et 16,3 ans en 2002. La nouveauté de 2006 est le développement des prêts à 30 ans : encore marginaux en 2004 (1,2 %), ils représentent désormais plus de 6 % des prêts.
Donc si les jeunes achetent, cela veut dire que ce n'est pas un marché spéculatif, donc pas bulle à l'horizon.

Ecrit par : Nicolas | 14.11.2006

Pour confirmer ce point, les Notaires viennent de publier leur rapport trimestriel sur le marché francilien et révèlent que la hausse a continué au 2ème trimestre 2006, à un rythme trimestriel toujours important de 2,2 % (12,5 % sur un an) portant le prix moyen à un nouveau record historique de 5 515 € du m2. Le volume de transactions a légèrement marqué le pas comparé à la même période de l'an dernier à -3,5 % pour 9824 ventes.

Ecrit par : François | 14.11.2006

Ecrire un commentaire