« Tiers Monde : des taudis pour l’éternité ? | Page d'accueil | Santé : à la recherche d’une nouvelle forme de solidarité »

21.11.2006

Le vrai faux retour de la Bulle Internet

La récente vente de YouTube à Google pour 1,65 milliards de dollars a alimenté les spéculations sur le retour des valorisations irrationnelles des sociétés Internet.
Est-ce trop cher payé ou un beau coup de Google à la Rupert Murdoch ? Pour mémoire, lorsqu’on Juillet 2005, le magnat des medias, a racheté MySpace pour 580 millions de dollars, tout le monde a crié casse cou. Pourtant, à peine un an plus tard, il empochait un chèque de 900 millions de dollars (de Google justement) pour l’exclusivité sur 4 ans de la commercialisation de l’espace publicitaire sur MySpace.
Alors bulle ou pas bulle ? Emmanuel Parody, un des meilleurs experts francophones du web, semble pencher vers l’affirmative dans un article bienmedium_Q3_1_.jpg argumenté.
Néanmoins, en jetant un coup d’œil au graphique ci-contre de l’IAB, il y a de quoi être plutôt optimiste. Depuis 10 ans, le marché publicitaire sur Internet suit une impressionnante courbe ascendante. On note bien un à-coup en 2000 qui correspond au surinvestissement lié à la bulle. Mais depuis, le marché publicitaire en ligne a plus que compensé la chute qui a suivie en 2001 et 2002.
Fondamentalement, la croissance du marché publicitaire est proportionnelle à celle du trafic Internet. Ce qui, après tout, est parfaitement logique. La bulle s’explique simplement par une anticipation trop rapide de la croissance de l’audience en ligne. Mais en 2006 avec la généralisation du haut débit, les exagérations qu’on proférait en 2000 sont en train de devenir réalité.
Une autre grosse différence avec la bulle est la nature des investissements publicitaires. En 2000, la majorité se faisait en bandeaux sans préoccupation de rentabilité. Aujourd’hui le marché est tiré par Google et son système AdWord de paiement au clic qui permet en temps réel de mesure l’efficacité économique d’une campagne. Bref, non seulement les budgets publicitaires ont beaucoup grossit par rapport à 2000, mais la qualité des investissements est bien meilleure. Et cette publicité en ligne est d’autant plus saine qu’elle est alimentée par un commerce électronique dont les taux de croissance (30% par an !) sont stupéfiants.
Voilà qui tendrait à montrer que les valorisations actuelles ne sont pas si irrationnelles. Autrement dit, ne confondons pas web 2.0 et bulle 2.0 ! ;-)

16:32 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Google, YouTube, bulle internet, marché publicitaire

Ecrire un commentaire