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07.06.2008

Comment s’affranchir de la dictature du référencement

Le référencement naturel (SEO dans le jargon de l’Internet ou l’art d’apparaitre en tête des recherches sur Google et accessoirement sur Yahoo! et MSN) est depuis longtemps un élément déterminant du succès d’un site. Les enjeux économiques sont tels que dans les catégories les plus prisées, la concurrence pour la pole position est féroce. Pour faire la course en tête, il faut non seulement avoir de solides connaissances techniques, mais se tenir au courant des évolutions rapides de l’état de l’art (Google prétend croiser 200 critères différents pour établir son classement !).

Il est symptomatique de constater que derrière la majorité des gros blogs, on trouve des geeks. Et cela, même sur des thématiques comme la mode, le showbiz ou l’écologie où a priori on aurait pu imaginer qu’ils ne soient pas les mieux placés. De fait, leur expertise en référencement leur donne un avantage déterminant sur les purs plumitifs aussi brillants soient-ils.

Ce phénomène a d’ailleurs un impact profond sur les sites médias en général. Leur trafic est de plus en plus dépendant du référencement des articles individuels, au détriment de l’effet marque de la page d’accueil. Cela impose non seulement une manière très nouvelle d’écrire les articles (qui nécessite de former les journalistes à cela), mais pose aussi de redoutables défis économiques.

De manière assez paradoxale, le bonnet d’âne du référencement appartient souvent aux agences médias en ligne. En bourrant leurs sites de flash et autres fantaisies anti-SEO, certains créatifs draguent les budgets multimédia en affichant une ignorance stupéfiante des facteurs de succès d’un site internet.

Néanmoins, une stratégie web basée uniquement sur le référencement naturel est très fragile. Du jour au lendemain, on peut perdre sa place dans les moteurs, et voir son trafic s’effondrer. Soit parce qu’un petit malin a trouvé un moyen plus efficace pour passer devant. Soit pire, parce que Google décide - souverainement - un beau matin de vous déloger. Typiquement, cela se produit lorsqu’un site excelle en référencement et qu’il se met à truster un peu trop de pole positions dans les résultats du moteur.

Bref, le SEO c’est bien, mais ce n’est pas « scalable » (je n’ai pas encore trouvé une traduction acceptable de ce concept qui combine les notions d’évolutif, adaptatif et démultipliable).

Si le trafic naturel est par construction aléatoire, le trafic payant est au contraire beaucoup plus fiable. Certes on paye pour acquérir des visites sur son site, mais au moins on est sûr de ce qu’on reçoit. Pour cela, il faut bien sûr avoir une idée précise de la valeur monétaire qu’on peut extraire de chaque visiteur. Une fois ce nombre magique établi, il permet ensuite d’aller cibler le maximum possible de trafic entrant (en clair des clics vers son site) jusqu’à ce qu’on atteint cette limite. Maitriser son budget publicitaire, c’est maitriser son destin. Les leaders du web, en particulier les grands sites marchands, l’ont bien compris.

12:25 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Google, publicité, blogs, journalistes, SEO, référencement

Commentaires

Comme toujours bon article et bonne question. je rebondis car je suis en plein boulot sur une optimisation SEO justement, c'est passionant.

C'est vrai il arrive que Google déréférence sèchement. C'est souvent à cause de pratiques douteuses. Donc de ce côté là pas de souci pourvu qu'on joue dans les règles. On peut aussi perdre plusieurs places et ne plus apparaitre en première place (voire page) mais ça me semble être une pratique difficile à justifier pour Google : hier un site est premier, demain il est 10ème, ca voudrait dire : hier on avait raison, aujourd'hui on considère que nous avions tort hier >> est-ce déjà arrivé d'ailleurs de voir un cador se faire sortir de la première page d'un coup ?

Autre remarque : le trafic payant est plus qualitatif MAIS si on arrête de payer la source ce tarit du jour au lendemain alors qu'avec le SEO c'est un investissement dans la pierre : le trafic durera longtemps (exemple : un site que nous avons mis de côté il y a 6 mois reçoit toujours 50 % de son trafic d'antan uniquement grâce au SEO et quelques bonnes pages de glossaire)... quand le batiment va, tout va ;-)

Ecrit par : netgui | 08.06.2008

Google n'hésite pas à virer des très gros sites, maniant cynisme et opportunisme. Kelkoo s'est fait déréférencer au plein milieu de sa négo de vente à Yahoo. Plus récemment, Zlio a aussi fait les frais du diktat de Google. Ce qui est commun dans ces deux cas est que c'était des boites qui avaient bati leur succès sur leur expertise en SEO et qui ont vu brutalement la moitié de leur trafic partir en fumée;
Le SEO ça va tant que tu restes sous le radar de Google. Mais c'est comme la drogue, faut que en abuser sinon tu risques l'overdose.

Ecrit par : Fred | 09.06.2008

Le SEO, c'est l'arme du pauvre.

Ecrit par : Philippe Jacquenot | 09.06.2008

Bonsoir Jean Baptipte,
Sacre probleme que le referencement! C'est pour cette raison que de nouveaux moyens sont apparus comme http://del.icio.us Pour ce qui est du referencement google, le fait d'etre abonne a Adsense apporte beaucoup d'avantages.
Mais c'est encore une demarche passive. D'accord, ca peut permettre d'autofinancer son hebergement. L'avenir est a de nouveaux metiers de promotion de site. Ca suppose de payer un salaire et ca, les entreprises sont tres reticentes. A terme, il n'y aura pas le choix. L'avenir lointain appartient a la relation humaine. Rechercher ses voyages sur google, c'est bien. Participer a des forums c'est mieux. Se faire conseiller par des professionnels fiables, c'est le top! L'ennui est qu'une activite impliquant des hommes suppose des couts salariaux. On y viendra, ce n'est qu'une question de temps! Et cela, tres probablement lorsque la guerre du referencement sera trop couteuse.

Ecrit par : Georges de Wailly | 11.06.2008

votre article me semble partir d'une certaine frustration, non?

au contraire, le vrai référencement est un référencement durable sur l'ensemble des moteurs de recherche. un site bien trusté et sitelinké est quasi indétrônable en termes de référencement naturel. essayez donc de passer devant "boursorama" sur le mot-clé "bourse"... et dans 5 ans, je parie gros que les positions seront les mêmes.

l'achat de mots-clés est loin d'être une source de trafic qualifié fiable; outre son coût exorbitant à long terme (ce que vous soulignez à juste titre), il est également exposé à la tendance "anti-pub" qui prend de l'ampleur: ad-block, refus de cliquer, accoutumance à la pub, boycott, j'en passe et des meilleures. il existerait même une certaine méfiance quant au premier résultat sponsorisé sur une requête donnée...

Ecrit par : référencement alsace | 11.06.2008

"Référencement alsace", tu défends le SEO qui est ton fond de commerce :-)
Boursorama ? Oui, ils sont en pole position en naturel sur le mot "bourse" (grâce à toi ?) :-)), par contre ils sont obligé de payer sur le mot "banque", activité où ils sont en position de challenger. La publicité est avant tout un levier puissant pour un nouvel entrant de défier les acteurs établis.

Ecrit par : Fred | 12.06.2008

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