18.10.2006

La mine d’or des séries TV

Les séries TV ont envahi les linéaires des grandes surfaces.  De fait, la vente de ces séries en pack DVD « saisons » est devenue bien plus rentable que leur diffusion à la télévision. A la plus grande joie des distributeurs, les consommateurs sont prêts à payer en moyenne 50 euros le coffret de 25 épisodes.

 

Comme toute nouvelle mine d’or, ce business s’est rapidement sophistiqué. On trouve aujourd’hui de tout, dans des registres aussi variés que le policier, la science-fiction ou la comédie intimiste. Le fait de pouvoir les visionner en VO rajoute au plaisir par rapport à la télé.

 

Ayant bien aimé la série 24 Heures chrono, j’ai acheté les yeux fermés la saison 1 d’Alias, qui d’après la jaquette, semblait du même tonneau. Au bout de 2 épisodes, j’ai compris que j’avais affaire à une bluette pour adolescents attardés. La jeune héroïne est à peu près aussi crédible que les Charlie’s Angels tout en se prenant autant au sérieux que Rambo. Bref, j’avais brulé plus de 60 euros pour un coffret de 6 DVD qui me promettait 18 heures de spectacle, en sachant au bout d’une heure que je n’irai pas plus loin.

 

Les séries TV ont cette caractéristique que soit on aime dès le début (et en général on reste accro pour toute la saison), soit ce n’est pas la peine d’insister. De lors, pourquoi les distributeurs s’obstinent à nous vendre des saisons entières dans des packs hors de prix ? Il faudrait au moins qu'ils se décident à offrir gracieusement le premier épisode de chaque série, afin qu’on se fasse une idée avant d’acheter.

 

Sinon, le risque est grand de voir se généraliser le reflexe (de bon sens) d’aller télécharger sur les réseaux peer-to-peer le premier épisode d’une série avant d’acheter un coffret. Avec la tentation bien sûr de télécharger le reste.

 

Pour ceux qui veulent rester dans la légalité sans pour autant miser 50 euros au hasard, je signale qu'il existe un nouveau système de recommandations spécial séries TV sur AlloCiné. J’en parle avec d’autant plus d’entrain que la technologie sous jacente provient de Criteo.

 

Aller, bon film ! ;-)