15.11.2006
Tactiques immobilières dans un marché hésitant
A contrario, un vendeur qui vous explique qu’il doit soi-disant partir en Province (ou le contraire), mais qui n’a pas commencé le moindre carton, est plus suspect. A fortiori s’il est dans les lieux depuis moins d'un an et qu’il a fait de gros travaux, on est sans doute face à un opportuniste qui cherche à profiter des derniers rayons de hausse. Ses prétentions sont en général exorbitantes, et mieux vaut le laisse mariner un peu avant de se lancer.
Si on est passé par un agent immobilier (45% des transactions), bien sûr on paye un peu plus cher. Mais même s’il est mandaté par le propriétaire, l’intérêt de l’agent est en fait que la vente se fasse rapidement (car il a très rarement un mandat exclusif). Il poussera donc le vendeur à la baisse. De plus, sa commission est toujours négociable, il ne faut pas hésiter à jouer dessus. Un agent préfère toujours encaisser 20 KE de façon certaine, que 30 KE hypothétique.
Par l’agent immobilier, vous pourrez aussi savoir si l’acheteur a déjà baissé son prix facial (bon signe) ou encore mieux, refusé des offres. Dans ce dernier cas, il faut toujours commencer la négociation en dessous de la dernière proposition (même si vous êtes prêt à payer plus cher), afin de renforcer le vendeur dans l’idée que le marché est baissier. Cela ne peut que le rendre plus flexible.Au final, c’est comme au souk, on ne fait de bonne négociation que si on est prêt à perdre l’affaire.
11:46 Publié dans Immobilier | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : immobilier, agent immobilier, négociation

