18.07.2007

L’effet papillon appliqué au clavier d'ordinateur

Une majorité des jeunes auront demain des jobs où ils passeront une grande partie de son temps devant un clavier d’ordinateur. En parallèle, ils consacrent une part croissante de leur temps libre à Internet.

(Une anecdote très parlante : lorsque je fais venir une baby-sitter pour garder mes enfants, elle ne me demande plus où est la télé, mais où est l’accès Internet. La soirée tchat a remplacé les variétés du samedi soir.)

Vu cette tendance lourde, il parait urgent d’inclure dans l’enseignement obligatoire à l’école le fait de savoir taper à la machine (avec 10 doigts et sans regarder le clavier). Que ce savoir soit encore relégué aux écoles de secrétariat est une aberration.

Il est vrai que cet apprentissage est assez pénible. Le clavier azerty est une des inventions les plus vicieuses de l’histoire de l’humanité. C’est aussi l’un des exemples les plus savoureux d’effet papillon.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’anecdote, elle vaut son pesant de cacahuètes. Cette disposition des touches en dépit du bon sens a été pensée précisément… pour ralentir la frappe ! A l’époque des premières machines à écrire (les années 1860), les touches étaient si fragiles qu’il fallait absolument dissuader les secrétaires zélées de taper trop vite. D’où ce clavier stupide. Une fois ces problèmes mécaniques surmontés, les gens avaient pris l’habitude de l’azerty et c’était trop tard pour changer. Stupéfiant mais authentique.

Bref, nous sommes sont condamnés jusqu’à la fin des temps à utiliser laborieusement ce clavier maudit. Tout ça à cause d’un ingénieur trop malin disparu il y a 150 ans.