11.09.2007

Le serpent de mer de la vitesse en France

Les limitations de vitesse en voiture ont par nature un caractère arbitraire. Vous avez le droit de rouler à 90 sur une route de montagne où il serait pourtant suicidaire de dépasser le 60. De même, rouler à 50 en ville peut vite être très limite, surtout dans les petites rues. A l’opposé, sur les axes d’autoroute bien dégagés, le 130 parait souvent d’une rigueur inutile.

Sauf qu’il faut rappeler que les limitations sur autoroute ont été durcies dans les années 70 et 80 non pour des raisons de sécurité, mais avant tout pour diminuer notre facture pétrolière. Avec le renchérissement prévisible du prix du baril, ces limitations restent tout à fait d’actualité. D’autant que par rapport à la TIPP (qui en principe vise le même résultat), les limitations autoritaires de vitesse ont un parfum égalitariste qui a pu leur donner une certaine légitimité populaire.

La vitesse excessive est à l’origine de beaucoup d’accidents. Il était donc très logique d’installer des radars pour faire ralentir les gens. Mais ces radars sont assez symboliques du décalage entre les beaux principes et la réalité.

Il se trouve que ces bijoux technologiques coutent chers à l’installation et à l’entretien. Leur implantation s’est donc faite pour maximiser leur rendement (logique, non ?). De fait, comme pour les radars mobiles, on a choisit les bons coins, à savoir des tronçons peu dangereux qui incitent les gens à dépasser les vitesses autorisées. On se retrouve ainsi avec des radars en grande majorité dans des lignes droites d’autoroutes où il y a pourtant statistiquement très peu d’accidents (contrairement au réseau secondaire et surtout aux centres villes).

Le plus drôle dans l’histoire, c’est les panneaux qu’on a mis pour signaler les fameux radars automatiques. Le message subliminal semble être : « on comprend que vous n’ayez pas envie de payer pour un excès de vitesse peu dangereux, alors on vous le signale gentiment pour que vous puissiez lever le pied avant ».

Ledits panneaux précisent que les radars sont là « pour votre sécurité ». Dommage qu’on n’ait pas rajouté « pour économiser de l’énergie » qui est au moins aussi honorable. Mais l’air du temps a beau être au développement durable, les Français ne sont pas (encore) prêt à accepter des sanctions pénales sur le sujet, ce qui montre d’ailleurs les limites des discours éco-citoyens.

En mai dernier, le fraichement nommé ministre des transports avait d’ailleurs évoqué l’idée de supprimer ces panneaux pour accroitre le rôle dissuasif des radars. Cela paraissait frappé du bon sens. Pourtant en pleine euphorie post élection, il avait vite fait marche arrière devant le tollé

On est dans un syndrome français typique. Au nom de beaux principes (la sécurité, l’indépendance énergétique), on fixe des règles strictes. Mais pour rendre ces règles socialement acceptables, on ne les applique que très mollement. Au final, ce qui est fascinant, c’est que ces contorsions ont beau décrédibiliser le système, personne ne semble vraiment gêné par la contraction.

PS : J’en profite pour signaler que si vous voulez éviter les radars, vous pouvez de manière parfaitement légale télécharger pour votre GPS ce qu’on nomme pudiquement les « zones à risque » sur pleins de sites, notamment chez mes potes de Navx. En passant, petit buzzy scoop, Navx va bientôt ouvrir un site communautaire, genre les radars 2.0. Beta privée en septembre. A suivre.

12.07.2007

Comment réformer l’impôt sur les successions

Parmi les dispositions de présent paquet fiscal du nouveau gouvernement Fillon qui font polémiques, outre ce bon vieil ISF, il y a cette réduction drastique de l’impôt sur les successions. J’ai mainte fois souligné sur ce blog que du fait de l’allongement de la vie, les heureux héritiers sont le plus souvent eux-mêmes des seniors. Pourquoi leur faire ce cadeau supplémentaire alors que cet âge déjà correspond au sommet de leur puissance financière ?

Il y aurait une autre manière beaucoup plus élégante de réformer cet impôt. Chaque année, les successions représentent une masse financière d’un peu plus de 40 milliards d’euros. En taxant de manière égalitaire toutes les successions avec un taux fixe de 20% (ce qui reste très raisonnable), on pourrait créer un important fond pour la jeunesse.

Chaque année, environ 800.000 jeunes deviennent majeurs. Ainsi, ce fond pourrait distribuer une dotation de 10.000 euros à chaque nouvel adulte le jour de ses 18 ans, et cela de manière strictement égalitaire. Libre à chacun ensuite d’en disposer comme il veut : pour se payer des études, créer une entreprise, épargner, faire le tour du monde ou… tout brûler d’un coup dans une frénésie consumériste.

Ce serait une piste intéressante pour mettre en pratique le concept d’équité devant la vie. Equité et non égalité bien sûr, car il y a pleins d’autres aspects socioculturels et personnels qui jouent dans les trajectoires individuelles de chacun. Néanmoins cette dotation universelle pourrait avoir une charge symbolique forte. De plus, en étant reliée directement aux successions, quel meilleur étendard de la fameuse solidarité entre les générations ?

07.07.2007

Les très utiles (vilains) gaz à effet de serre

Je me suis permis (avec une certaine délectation je dois l’avouer) de polémiquer sur l’influence réelle de l’émission de gaz carbonique d’origine humaine sur le réchauffement planétaire actuel. Poussant plus loin le crime de lèse-écologie, j’ai aussi contesté la nature forcément négative du réchauffement en question. Alors pour compléter le triptyque, je vous en sers une dernière louche. Après promis, je passe à autre chose.

Histoire de rassurer mes amis écolos qui daignent encore de lire ce blog (!), il me faut préciser que je soutiens sans réserve les projets de taxe carbone dans les tiroirs de nos chers gouvernants. La fiscalité est de loin l’arme la plus efficace dans le domaine écologique. De façon générale, il est aussi important de continuer nos efforts vers des normes d’économies d’énergie toujours plus ambitieuses pour les bâtiments, les véhicules et l’industrie.

Pour commencer, cela donne des perspectives formidables en termes de nouveaux produits dans tous ces domaines de R&D. Mais surtout, ces mesures vont dans le sens d’une réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. Même si les vraies raisons ont très peu à voir avec l’écologie et l’effet de serre, elles n’en sont pas moins importantes.

Il s’agit essentiellement ici d’argent et de politique (sans que cela n’ait rien de péjoratif). Tout d’abord, la sobriété énergétique a un effet mécanique sur notre balance commerciale, puisqu’on importe tout notre pétrole. La raréfaction programmée de cette énergie fossile non renouvelable ne pourra qu’accentuer le problème à l’avenir. On en goute déjà les prémisses avec les pics récents atteint par le baril de brut. Par un hasard conjoncturel, ce pic est amorti par une valorisation inespérée de l’euro. Mais cela ne durera qu’un temps.

Politiquement aussi, nos importations de pétrole et de gaz proviennent pour la majeure partie de dictatures pas toujours sympathiques, parfois ouvertement hostiles. De plus, beaucoup de régions pétrolières ou gazières sont réputées pour leur instabilité, la corruption extrême de leurs élites, voir une collusion rampante avec des groupes armés violents. Notre dépendance trop forte envers ces régimes nous met d’ailleurs souvent dans des situations inconfortables.

Enfin, la plupart des pays qui détiennent des réserves d’énergie fossile font preuve d’une volonté très modérée concernant les indispensables investissements, ce qui réduit d’autant la visibilité du secteur. Bref, moins on achète de pétrole à tous ces gens, moins on s’expose à d’éventuels chocs économiques ou chantages géopolitiques.

En passant, on peut aussi rappeler que tous les pétrodollars qui inondent nos économies occidentales alimentent une bulle immobilière potentiellement dangereuse, en particulier pour les jeunes générations qui croulent sous les dettes.

Voilà qui explique pourquoi les politiques se saisissent avec autant d’entrain de la grande cause du réchauffement climatique. Ce spectre écologique permet de plaquer une noble cause sur des objectifs politiques et économiques cruciaux. Cela donne aussi des armes de négociation face aux différents cartels producteurs. Mais surtout, l’écologie est une cause plus facile à vendre à l’opinion publique que les tortueux rapports de force économiques de la diplomatie pétrolière.

29.03.2007

Nos enfants vont-il vraiment retourner à la campagne ?

Lorsque je publie des notes sur la possible crise énergétique qui s’agite à l’horizon, j’ai régulièrement des commentaires qui se veulent écolos sur le thème : « faudra se mettre au vélo et retourner vivre à la campagne ».

Si crise énergétique il y a, oui pour le vélo, mais non pour la campagne. Si le prix du pétrole explose ou si l’effet de serre devient tel qu’il faut de toute façon réduire de manière drastique notre consommation, cela se traduira au contraire par une accélération de la concentration urbaine.

Autrement dit, la ville n’est pas la cause du problème, mais au contraire sa réponse rationnelle. Avant que les amoureux de la nature (dont je fais parti) poussent de hauts cris, je m’explique.

Il suffit pour cela de comparer une banlieue pavillonnaire et un centre ville composé d’immeubles à forte densité. La différence de bilan énergétique saute aux yeux.

Les zones à faible densité de population sont par nature très énergivores. Pour acheter sa baguette de pain, il faut impérativement prendre sa voiture. Pour se rendre à son travail ou accompagner ses enfants à l’école, c’est pareil. Les transports publics y sont structurellement non rentables. Les livraisons à domicile, le raccordement aux réseaux publics (eau, électricité, gaz, telecom) sont compliqués. Bref tout coute beaucoup plus cher que dans une zone urbaine bien conçue à forte densité.

La si décriée surconsommation d’énergie par habitant des Etats-Unis par rapport à l’Europe n’a que peu à voir avec les clichés de la gloutonnerie américaine. Elle s’explique en grande partie par un aménagement du territoire beaucoup moins dense que chez nous. Une fois en place, cette organisation de l’espace est très difficile à changer. Il faudrait des décennies aux Américains pour baisser leur consommation au niveau des standards européens.

L’ennui est que le pavillon individuel avec son jardin paysagé représente le rêve de millions de gens. Et si tout le monde accède à ce joli rêve, on va droit dans le mur. Il convient donc de favoriser ceux qui ont un comportement écologique, c'est-à-dire ceux qui acceptent de vivre dans… des immeubles à forte densité ! Et non pas continuer à éjecter en zone rurale les plus défavorisés.

Encore une fois dans ce domaine, la fiscalité est l’arme la plus efficace. Par exemple, le montant de la taxe d’habitation pourrait être lié non pas à la surface de l’habitation, mais au prorata de la surface du terrain occupée. Cela voudrait dire aussi remettre en cause un tabou très fort, qui impose un prix unique de l’électricité et des services communaux quel que soit la zone géographique. L’égalité de service est une belle idée, mais elle pousse à un aménagement du territoire contraire à l’intérêt général. Habiter dans une zone à faible densité est un luxe qu’il est normal de payer.

Voilà des mesures TRES impopulaires, mais bon, ça fait pas de mal de les évoquer. ;-)

22.02.2007

Comment sortir de la galère de l’ISF

Le départ en Suisse via la Belgique de Johnny notre crooner national a défrayé la chronique. Je ne parle pas de la féroce couverture de Charlie Hebdo : «  Voleur comme un Français, Con comme un Belge, Chiant comme un Suisse ». Je parle surtout de la relance de l’éternel débat sur l’ISF en France.

Le Sénat en a remis une couche ces derniers jours en nous sortant de jolies statistiques sur l’accélération des délocalisations fiscales depuis 3 ans. Les fuyards ont une moyenne d’âge de 53 ans contre 67 ans pour la moyenne des assujettis à l’ISF. Nous revoilà avec la petite musique sur la fuite des forces vives du pays.

J’ai toujours trouvé assez paradoxal que la chance d’avoir amassé un patrimoine important se transforme en malédiction qui oblige à s’expatrier loin de la douce France. Néanmoins, de nombreuses conversations que j’ai pu avoir avec certains de ces émigrés dorés, j’ai pu constater que le sentiment de persécution fiscale (aussi irrationnel soit-il) peut conduire à préférer un exil morose à la souffrance de s’acquitter chaque année de son super impôt.

Alors comment éviter que certains chefs d’entreprise, douillets fiscalement mais par ailleurs très créatifs et dynamiques, aillent générer de l’activité économique ailleurs ?

A défaut de supprimer l’ISF, la Droite propose de le vider de sa substance en étendant les dispositions du bouclier fiscal. Néanmoins, la ficelle est un peu grosse, et pour éviter un suicide électoral, on peut parier que cette même Droite aura vite fait d’enterrer cette proposition douteuse (le bouclier fiscal favorisant par ailleurs les rentiers, ce qui ne va guère dans le sens des forces vives).

A Gauche, pour dissuader les fuyards fiscaux, la nouvelle idée à la mode consiste à vouloir taxer les gens non sur leur lieu de résidence mais sur leur nationalité. Outre qu’en pratique, c’est totalement inapplicable, cela pose un délicat problème de liberté individuelle, car changer de nationalité n’est pas une mince affaire.

A mon sens, il y a une solution beaucoup plus simple pour sortir de cette galère : moduler le taux de l’ISF en fonction de l’âge. Si la surpression fiscale ne s’applique qu’aux seniors et aux très seniors, cela vide l’argument de la fuite des forces vives à l’étranger. L’ISF serait relooké en un impôt de solidarité entre les générations, ce qui est beaucoup plus tendance.

J’entends déjà les grincheux hurler à la discrimination anti vieux. Mais aujourd’hui, la fiscalité est déjà très discriminatoire (en principe pour de bonnes raisons d’ailleurs). Un célibataire paye d’avantage d’impôt qu’un couple marié avec des enfants. Une modulation fiscale sur l’âge ne serait qu’un prolongement logique d’une dynamique historique qui consiste à optimiser les prélèvements en fonction des situations de chacun.

09.01.2007

Mieux que les stock options

Les stock options (et les BCE qui sont l’équivalent français) ont été inventées pour permettre d’intéresser les salariés au succès de l’entreprise. Pour une start-up, cela présente au moins 4 avantages :

-          attirer des profils de haut niveau qui sinon n’auraient jamais été intéressés par une PME,

-          fidéliser les salariés en les associant sur le long terme à l’entreprise,

-          proposer une forme originale de compensation financière qui ne pèse pas sur la trésorerie de l’entreprise

-      offrir aux salariés un effet de levier potentiel important sans qu’ils aient besoin de risquer leurs petites économies

Enfin, les stock options concrétisent aussi l’idée d’une aventure commune autour d’un projet d’entreprise, ce qui est très important dans une petite structure qui bouge vite.

Bien utilisés, les stock options bénéficient en outre d’une fiscalité attractive. Cet outil souffre néanmoins d’un lourd handicap lié au prix d’émission de l’option. Si ce prix est trop élevé, la liquidité peut se faire à une valorisation inférieure. Dans ce cas, le salarié ne touche rien du tout, ce qui est un peu frustrant, et retire tout intérêt à la chose.

Depuis 18 mois, il existe un nouvel outil juridique qui corrige cette imperfection : l’émission d’actions gratuites. Comme son nom l’indique, il s’agit cette fois de distribuer des actions et non des options. Ces actions étant gratuites, quel que soit le prix de sortie, le salarié est a priori toujours gagnant. Cela revient en quelque sorte à émettre des stock options dont le strike serait à zéro.

Par son efficacité, ce nouveau dispositif (utilisé chez Criteo) ringardise nettement les bonnes vieilles stock options. Il est à mettre en perspective avec en parallèle le rajeunissement du Crédit Impôt Recherche et l’arrivée depuis quelques années du remarquable statut de Jeune Entreprise Innovante.

Qui a dit que la France n’était pas un beau pays pour créer des start-ups ?!

23.11.2006

Santé : à la recherche d’une nouvelle forme de solidarité

De manière assez intuitive, les personnes âgées sont les plus grosses consommatrices de soins. La tranche d’âge 60-69 ans consomme en moyenne 3000 € par an, et cette dépense s’envole à mesure qu’on monte en âge. Ainsi, pour les plus de 85 ans, la facture monte à 6000 € par an. A comparer aux 1800 € de dépense moyenne par habitant et par an pour l’ensemble de la population française.

 

Ce phénomène n’a rien d’une spécificité hexagonale. Aux Etats-Unis, les dépenses publiques de santé pour un jeune de moins de 18 ans s’élèvent en moyenne à 1700 $ contre 16000 $ (soit pratiquement 10 fois plus) pour un plus de 65 ans.

 

Ces dépenses de santé étant financées par les cotisations sociales sur le travail, cette surconsommation correspond en fait à un transfert massif de richesses des actifs vers les seniors. Après tout pourquoi pas. La solidarité intergénérationnelle est une belle idée. Gardons quand même en tête que le dérapage des dépenses se combine avec un vieillissement démographique inexorable, ce qui alourdit mécaniquement tous les ans la note pour les actifs (proportionnellement de moins en moins nombreux).

 

L’ennui de ce beau schéma est que les séniors sont aussi ceux qui détiennent l’essentiel de la richesse. Alors qu’ils ne représentent (encore) que 20% de la population, plus de 60 % de la richesse est déjà détenue par les plus de 65 ans. Plus symptomatique encore, la moyenne d’âge des contributeurs à l’ISF est proche de 68 ans et progresse chaque année. D’ailleurs, quelle est aujourd’hui la seule tranche d’âge à épargner en moyenne plus de 20 % de ses revenus disponibles ? Les plus de 80 ans, ce qui (au premier abord) peut sembler paradoxal.

 

Bref, pour éviter une explosion à terme du système, il serait temps de songer à développer une solidarité intragénérationnelle et non pas uniquement intergénérationnelle. En clair, que les séniors aisés financent leurs pairs moins bien lotis, via une fiscalité spécifique. De quoi alléger les charges sur le travail sans creuser les déficits. Malheureusement dans notre société, une pareille réforme de bon sens aurait bien du mal à passer.

 

04.11.2006

Pourquoi nos voitures restent trop gourmandes

Dans la note précédente, j’ai essayé de montrer pourquoi le prix de l’essence reste un facteur secondaire dans le choix d’une voiture. Quelles en sont les conséquences concrètes ?
Les constructeurs n’agissent que pas rapport à la pression de leurs clients (ce qu’on peut difficilement leur reprocher). Ils mettent donc leurs efforts principaux sur la baisse du prix de vente (donc sur la décote future qui est indexée dessus) et non sur le coût d’usage (l’essence consommée).
De fait, la publicité met en avant le prix de vente, bien avant la consommation d’essence. Le phénomène est encore plus net pour les grosses voitures où le facteur décote devient déterminant. Aucun constructeur n’a fait faillite parce que ses voitures consommaient trop. Par contre, quand ses prix de ventes sont trop élevés, il ne tarde pas à se faire éjecter du marché.
Tant que l’essence ne deviendra pas l’obsession majeure des automobilistes, la pression sur les Renault, PSA, BMW et autres constructeurs sera toujours trop faible pour en faire l’axe majeur de leurs efforts.
Par rapport aux Etats-Unis, l’Europe a déjà fait un bon bout de chemin en taxant fortement le carburant à la pompe. Néanmoins, cela est loin d’être suffisant. Pour changer vraiment la structure du marché, il faudrait augmenter encore d’au moins 100% le prix de l’essence pour que l’impact soit significatif ! Autant dire que c’est pas gagné…