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30.05.2006
La voiture ou le train ? Seconde partie
Qu’il semble loin le temps où le GPS était considéré comme une application avant tout militaire. Après avoir envahi la navigation de plaisance, le GPS est maintenant intégré de manière massive dans des terminaux multimédias pour voitures. Ces systèmes sont proposés non seulement de manière systématique sur les véhicules haut de gamme, mais sont en passe de devenir une option banale sur tous les véhicules neufs. Sans parler de l’explosion du marché des appareils stand-alone type TomTom qui se fixent à n’importe quel tableau de bord.
En parallèle de cette prolifération de terminaux multimédia embarqués, se lancent des sociétés comme Navx (fondée par deux de mes anciens associés de Kiwee !) qui ont pour légitime ambition de rajouter tout plein de services innovants à ces terminaux : réservation de places de parkings, détection des radars, optimisation de l’itinéraire en fonction du trafic, classement des stations services lié au prix de l’essence…
La démocratisation des services liés à l’Internet embarqué ne peut que renforcer l’attractivité de la voiture comme moyen de transport. De fait, pour lutter contre le tout voiture, il est urgent en parallèle d’équiper en connections multimédia les transports collectifs. Sinon l’avantage de la voiture deviendra encore plus grand.
Alors , à quand le Wifi dans les trains et le métro ?!
En ces temps où Internet prend un poids grandissant dans la vie des gens, il y a peu d’investissements qui rivaliseraient en efficacité pour renforcer l’attractivité des transports collectifs.
19:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tomtom, navx, kiwee, voiture, wifi, train, GPS
29.05.2006
La voiture ou le train ? Première partie
La voiture particulière se taille la part du lion dans notre consommation de pétrole. Donc, un bon début serait de veiller à ce qu’il soit toujours moins cher dans prendre le train que sa voiture. D’autant que pour offrir la même flexibilité, le train nécessite souvent de louer une voiture pour le dernier tronçon, ce qui renchérit d’autant le coût global du trajet.
Dès qu’on voyage à deux ou plus, la voiture revient très souvent moins chère que le train. Dommage, car le train (électrique) est le seul moyen de transport massif qui peut se passer d’énergie fossile (via le nucléaire et les énergies renouvelables).
L’alternative semble simple : diminuer le prix du billet de train ou augmenter le coût d’un trajet en voiture. Si on retient l'excellent principe du pollueur payeur, la première solution n’est pas satisfaisante. Cela revient à vendre des billets de train à perte, donc à faire financier un déficit structurel de la SNCF par la collectivité.
Pour augmenter le coût d’un trajet en voiture, on peut augmenter le prix des péages d’autoroute ou plus simplement… celui du prix de l’essence. Finalement le pétrole n’est peut-être pas encore assez cher. La croisade de Bush en Irak aurait-elle été financée en sous main par des écolos qui veulent pousser les énergies renouvelables ?! Allez Messieurs, encore quelques menaces de bombinettes sur l’Iran et les transports collectifs deviendront enfin compétitifs. ;-))
09:49 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique
25.05.2006
Internet, le Graal de la productivité ?!
Quelle est la raison de ce succès phénoménal ? Certainement pas la qualité des vidéos. Elles sont en grande majorité d’une totale médiocrité. Il existe bien quelques trésors, mais il faut une sacrée patience pour les dénicher.
La vraie raison, c’est l’ENNUI. Et oui, Youtube est un fabuleux passe-temps pour les employés de bureau qui veulent tuer du temps. Ces petites vidéos sans queue ni tête et qui durent typiquement entre 20 secondes et 3 minutes permettent de faire de discrètes petites pauses dans le turbin quotidien. Youtube a remplacé le célèbre Démineur, honni par les Directions Informatiques.
Belle ironie d’Internet qui est à la fois un très puissant outil d’efficacité au travail, mais aussi un moyen très distrayant de s’en détourner. Cela illustre qu’il ne suffit pas de faire des investissements technologiques lourds pour augmenter miraculeusement la productivité. La motivation et l’implication des employés dans leur travail restent de loin le plus important facteur de succès.
13:56 Publié dans Startups | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE
22.05.2006
L'interactivité des blogs ?
Par une remarquable stabilité, il y a sur ce blog en moyenne 1 commentaire pour 1000 lecteurs (voir 3000 lecteurs quand mes notes sont moins inspirées). Ce qui nous fait au mieux un beau 0,1% d’interactivité. Pas de quoi fouetter un coyote. Et après tout, rien de plus normal puisque écrire nécessite un effort beaucoup plus important que lire.
En faisant des rapides calculs sur les gros blogs dont l’audience est publique, je retombe sur des ratios similaires.
Amis bloggeurs, certains d’entre vous ont-ils accès à d’autres chiffres plus spectaculaires ?
19:04 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE
19.05.2006
Les blogs sont-ils une vraie source d’information ?
Coluche a disparu avant la venue du monde merveilleux de l’Internet et surtout des blogs. En permettant de faire éclore une multitude d’analyses et de points de vue, on devrait être en théorie en passe de résoudre ce problème de pensée unique. Mais dans cette nouvelle surabondance d’information, pointe le danger opposé, celui du relativisme absolu. L’idée que toutes les opinions sont recevables et dépendent juste du point de vue duquel on se place. Lorsqu’on arrive au point où, dans la confusion générale, les mots perdent leur sens, ne vient-on pas à craindre pour notre capacité à exercer notre liberté de pensée ?
Pour bien utiliser la richesse de ces nouveaux flux, les internautes devront apprendre à faire eux-mêmes le tri nécessaire entre manipulations, intox, légendes urbaines et informations de valeur. Et si possible, sans y passer des heures de leur précieux temps.Que pensez-vous par exemple d’une sorte d’indice de fiabilité pour chaque blog (voir chaque post) basé sur les réactions des internautes ?
16:17 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
18.05.2006
Combattre la pauvreté ?
Selon les économistes patentés, est pauvre toute personne dont le revenu est inférieur de moitié à la médiane des revenus nationaux. Ainsi en 2003, selon l’INSEE il y aurait 3,6 millions de pauvres en France. Si vous prenez un seuil à 60% du revenu médian, on monte tout de suite à 7 millions de personnes pauvres.
Partant de là, on voit donc que, pour un pays donné, plus les revenus sont inégalitaires, plus il y a de pauvres. C’est mathématique. Voilà la principale raison du paradoxe qui veut qu’il y ait plus de pauvres aux Etats-Unis qu’en France, même s’ils sont en moyenne plus riches.Voyons. Et la « vraie » pauvreté ? Celle-ci qui concerne quand même 2 milliards d’hommes, est définie par l’ONU par le fait de vivre avec moins de 2 euros par jour. Lorsqu’un pays sous-développé s’enrichit, le degré de satisfaction de la population augmente rapidement. Il y a donc une corrélation forte entre bonheurs individuels et richesse du pays. Ouf. C’est d’ailleurs assez intuitif. Le fait d'accéder au minimum vital en terme de nourriture, de soins et de logement, est d'un grand réconfort.
Mais curieusement, à partir d’un certain niveau de PIB par habitant (environ 10.000 euros, ce qui correspond, pour situer, au niveau de la Pologne), le niveau de satisfaction des populations semble plafonner. D’après les enquêtes, on ne vit pas plus heureux en Grande-Bretagne qu’au Portugal. N’est-ce pas tout simplement parce que, passé la satisfaction des besoins vitaux, la richesse devient une notion relative ? Ce qui est crucial, ce n’est pas son salaire en tant que tel, mais c’est de savoir s’il permet de ne pas être déclassé socialement par rapport à ses voisins, ses collègues et ses amis. Ce qui entraine une course sans fin.
Bref, quand vous entendez « pauvreté », il faut traduire par « inégalités ». Et dans ce cadre, on sent bien qu’on n’est pas prêt d’éradiquer le phénomène…
13:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique
15.05.2006
Le nécessaire virage d’eBay
Les histoires des Titanium Power Sellers d’eBay (les vendeurs qui font plus de $150.000 de ventes par mois) se ressemblent toutes. Qu’ils soient sur les DVD, les clubs de golf, les appareils photos ou les bijoux de fantaisie. Au départ, ces super vendeurs ont repéré une catégorie de produits sur eBay où il y avait beaucoup plus de demande que d’offre. Plus malins que la moyenne, ils ont su trouver les bons produits, ont vite grossi en proposant un large catalogue avec un service irréprochable. Les plus aguerris sont maintenant à la tête de vraies petites PME d’une vingtaine de personnes qui s’occupent de sourcer et d’expédier les produits. Ces croissances rapides ont fait beaucoup pour la mythologie d’eBay. Mais le succès crée l’imitation. Et comme les barrières à l'entrée sont faibles, en général au bout d’environ 18 mois, le jeu atteint ses limites. Les marges sont devenues au rasoir dans la catégorie en question, voir de plus en plus souvent négatives (pour l’étude d’un certain nombre de cas concrets, voir le livre The eBay millionaire). D’autant que le flot de nouveaux entrepreneurs individuels ne tarit pas. Et qu’il est difficile de lutter contre toutes ces fourmis qui ont des structures de coûts ultra légères et qui assimilent de plus en plus vite les techniques pointues de vente sur eBay (qui en passant ne sont pas si compliquées pour qui veut se donner le mal).
Finalement, quoi de plus naturel qu’un marché qui arrive à maturité ? Sauf que sur Internet, tout se passe de manière accélérée et démultipliée. C’est comme si l’ensemble des produits disponibles étaient devenus des commodités. Tous les prix s’alignent sur le moins disant, et peu importe qui est le vendeur en face. Même la fameuse cote de confiance du vendeur (qui est pour beaucoup dans le succès d’eBay) n’est plus une vraie barrière concurrentielle. Ce n’est pas en effet parce que vous avez 10.000 opinions positives que vous pouvez vous permettre de vendre plus cher que celui qui a en seulement 200.
Quelle en est la principale conséquence de cette tendance ? C’est le fait que le pouvoir glisse de celui qui gère l’acte d’achat à celui qui est capable de déclencher cet acte. La différence peut paraitre subtile. Cela a des implications stratégiques profondes. Amazon l’a bien compris en ouvrant sa plate-forme à des tiers. Peu importe qu’au final vous achetiez vos produits par Amazon. Ce qui compte, c’est que vous ayez pris votre décision d’achat sur le site Amazon, ce qui permet à ce dernier d’être rétribué par le vendeur final (qui peut être une fourmi dans un garage). Plus récemment, Amazon a fait des efforts énormes pour accroitre la dimension communautaire de son site américain (le français est encore très en retard). Parce que le grand marchand en ligne a comprit que c’est très souvent au cours d’échanges entre internautes que se déclenche une décision d’achat. Revoilà le Web 2.0 qui s’invite par la bande sur le commerce électronique. Sur cette dimension communautaire, eBay est très en retard sur Amazon. Il ne serait pas étonnant qu’ils se fassent distancer dans les mois qui viennent. A moins qu’eBay ne mette très vite les bouchées doubles pour prendre lui-aussi un vrai virage communautaire.
12:25 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE
12.05.2006
Comment être des parents parfaits ?
S’il y a bien une préoccupation universelle, c’est celle de l’éducation de nos enfants. La question aussi vaste que subjective génère une littérature prolifique à même de soulager (nourrir ?) le stress parental. Néanmoins, il existe un indicateur qui a le mérite d’être simple et quantitatif pour juger cela : les résultats scolaires des enfants. Des chercheurs américains ont mouliné 20 ans de chiffres sur les Etats-Unis. Les conclusions sont souvent évidentes, mais parfois surprenantes. On peut raisonnablement tabler sur le fait qu’elles ne doivent pas être si différentes en France.
Voici un petit jeu. Dans la liste suivante, quels sont les facteurs qui améliorent, détériorent ou n’ont aucune influence sur les résultats scolaires ?
1) Avoir des parents qui ont reçu une éducation supérieure
2) Vivre au soin d’une famille monoparentale
3) Avoir une mère qui a eu son premier enfant après 30 ans
4) Avoir une mère qui n’a pas travaillé entre sa naissance et son entrée en maternelle
5) Présenter un poids inférieur à la moyenne à la naissance
6) Aller régulièrement au musée avec ses parents
7) Avoir été adopté
8) Recevoir régulièrement des fessées
9) Regarder beaucoup la télévision
10) Avoir beaucoup de livres à la maison
11) Se faire lire presque tous les soirs une histoire par ses parents
Je me suis trompé 3 fois ! Saurez-vous faire mieux ??
18:29 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Politique
09.05.2006
Le classement des blogs
Imaginez un monde où la qualité éditoriale d’un journal serait basée non sur le jugement de ses lecteurs, mais sur celui de journalistes qui travaillent pour d’autres journaux. Bizarre ? Bienvenu dans le monde des blogs !!
Lorsque vous faites une recherche par mot clé sur un moteur de blogs type Blogger, le tri des résultats se fait par défaut sur la « pertinence ». Que se cache-t-il derrière cette mystérieuse pertinence ? C’est un savant cocktail qui varie d’un moteur à l’autre. Néanmoins, il faut retenir qu’elle est principalement basée sur le nombre de liens entrants (parfois sortants) vers chaque blog. L’idée est que plus il y a de blogs qui référencent votre blog, plus celui-ci a des chances d’être de bonne qualité. Hum.
Il ne faut aller chercher plus loin la raison qui explique que les blogs les plus populaires sont les blogs qui parlent… des autres blogs ! En référençant de manière croisée les petits copains, on a l’assurance de sortir en tête des moteurs de recherche, même avec un contenu qui parfois, à force d’être circulaire en devient franchement inintéressant.
Bien sûr, on peut aussi trier sur la fraicheur de la note. Mais choisir de lire le dernier message publié sur un sujet ne garanti en rien la qualité de ce qu’on lit. La prolifération des blogs a induit une redoutable richesse éditoriale. En tapant « CPE » sur Blogger, on se retrouve avec plus de 73.000 liens. Même avec une patience inhumaine, il est évidement impossible d’aller sur toutes ces notes. Le classement proposé par le moteur est donc primordial.
Sans parler de la difficulté intrinsèque à définir objectivement ce qu’est qu’un « bon blog ». Il n’y a qu’à voir l’extrême micro-segmentation d’un kiosque à journaux, pour se rendre compte de la fantastique diversité des goûts en matière éditoriale. Bref, il reste beaucoup d’outils de notation à inventer pour exploiter cette fameuse richesse du Web 2.0.
19:31 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08.05.2006
L’inégalité chez les dealers
Je passe sur le fait qu’il paraît qu’une grande partie des combats de sumo sont truqués (ce qui n’intéresse sans-doute pas grand monde en dehors du Japon). Plus proche de nous, on y apprend qu’il est 100 fois plus dangereux de laisser ses enfants jouer chez le voisin qui a une piscine, que celui qui a une arme à feu.
Et la meilleure, pourquoi beaucoup de trafiquants de drogue habitent-ils toujours chez leur mère ? Non parce que ces riches bandits soient tous des Tanguy en puissance. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire autrement ! Leur activité, bien que très risquée, leur rapporte en moyenne moins que le SMIC. Seule une très petite minorité de gros caïds deviennent vraiment riches (avant de finir pour le tiers d'ente eux en prison). Ainsi, 2% des personnes impliquées dans le trafic de drogue accaparent 70% de l’argent issu du même trafic. Au final, on découvre que l’économie souterraine est encore beaucoup plus inégale que l’économie officielle ! En allant vendre des frites chez Mc Donald, vous avez nettement plus de chance de devenir cadre supérieur de la restauration, qu’en vendant du crack au coin de la rue de devenir Scarface.
Dommage que les calculs de probabilités soient si peu enseignés à l’école. Ce qui fait que des millions de gens continuent à jouer au Loto malgré un espoir de gain dérisoire, fait aussi qu’on n’est pas prêt de voir disparaitre le flux des candidats dealers.14:46 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Politique

