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30.11.2006
Le délicat équilibre de l’économie mondiale
Depuis toujours, l’immobilier est un bien qui s’échange en général des séniors vers les jeunes. Or depuis presque une décennie, une forte inflation immobilière touche tous les pays développés. Cette hausse du prix de la pierre est une incroyable aubaine pour les seniors qui peuvent ainsi vendre de plus en plus cher leurs biens aux jeunes.
Pour l’instant, les jeunes continuent d’acheter. Non pas parce qu’ils se sont brusquement enrichis : en effet, la progression des prix de l’immobilier est trois fois plus rapide que celle de leurs salaires. Les jeunes achètent grâce à des taux d’intérêt très bas et à un rallongement spectaculaire des durées des prêts bancaires.
Mais pourquoi les conditions de crédit sont-elles devenues si favorables ? C’est parce que depuis la fin des années 90, les banques occidentales nagent sur un extraordinaire océan de liquidités. Ces liquidités qui ont inondé l’économie rendent le coût de l’argent artificiellement bas. Cela permet aux banques de mener sans états d’âme une politique très agressive de crédits. Avec pour conséquence d’asseoir la génération montante sur une montagne de dettes.
Et d’où viennent ces divines liquidités ? Massivement des pays exportateurs d’Asie (en premier lieu la Chine et le Japon) qui investissent leurs excédents commerciaux dans des bons du Trésor des banques centrales occidentales.
Le dopage des économies asiatiques a aussi entrainé une forte montée du prix des matières premières et du pétrole en particulier. Pour le plus grand malheur des populations des pays producteurs, ces pétrodollars sont peu investis localement et prennent massivement le chemin des banques occidentales. Cela contribue évidement aussi à nourrir cet extraordinaire afflux de liquidités vers les pays riches.
Pour boucler la boucle, il faut aussi regarder où va l’argent de nos séniors lorsqu’ils vendent très cher leur immobilier aux jeunes : de manière significative dans la poche des exportateurs asiatiques qui soutiennent notre frénésie de consommation sous forme d’écrans plasma et de pulls en cachemire à prix cassés. Ce recyclage entretient l’énorme déficit commercial structurel de l’Occident envers l’Asie et la fabuleuse machine à liquidités.
Combien de temps l’économie mondiale peut-elle continuer dans cette voie ? Pour l’instant, tout le monde a intérêt à ce que les choses durent le plus longtemps possible. Mais il suffirait qu’un des participants du jeu prenne peur et dise stop, pour que ce fragile équilibre vole en éclats.
13:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : crédit immobilier, liquidités, déficit commercial, taux d'intérets
28.11.2006
Violences urbaines, police et banlieues : le cercle infernal
Par exemple, l’idée assez intuitive que les inégalités sociales seraient la cause principale des émeutes ne résiste pas à l’analyse. On constate ainsi que les pays où les transferts sociaux sont les moins développés (Portugal, Grèce, Espagne) et ceux pour lesquels ils sont le plus (Danemark, Suède, Allemagne) n’ont pas connus de flambées de violences équivalentes dans les dix dernières années. Deux pays en Europe au contraire se distinguent par des émeutes récurrentes : la France et la Grande-Bretagne qui ont pourtant une conception assez éloignée de l’Etat social.
Aux Etats-Unis, des recherches similaires ont montrées que la probabilité d’occurrence des émeutes n’est pas corrélée avec le niveau d’inégalités observées d’une ville à l’autre. Voilà qui est ennuyeux pour la politique de la ville de Borloo, pour qui l’urbanisme est la clé du problème.
Plus ennuyeux encore, il semble que la dimension ethnique des émeutiers soit primordiale. A partir de questionnaires soumis à 436 meneurs qui ont été appréhendés dans 24 quartiers sensibles suite aux évènements, on a constaté avec effarement que plus de 85% sont issues de familles immigrées.
On sait que ces minorités sont particulièrement importantes en France et en Grande Bretagne pour des raisons liées à l’Histoire coloniale de nos deux pays. Ceci expliquerait mieux en quoi nous faisons face aux mêmes problèmes que les Anglais en termes de violences urbaines.
Après une longue analyse, l’auteur conclut que le facteur principal de déclenchement des émeutes provient de mauvaises relations entre la police et certaines minorités. Ces mauvaises relations proviennent d’un cercle vicieux difficile à casser : la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration entraine une réaction policière ethniquement ciblée, ce qui alimente un sentiment d’injustice des populations concernées et une hostilité croissante contre les forces de l’ordre. Cela explique aussi pourquoi les émeutiers s’en sont pris qu’à la police et non par exemple aux bourgeois des beaux quartiers.
Selon Sébastian Roché, le concept de police de proximité parait une piste intéressante pour répondre à cet épineux problème. Ce revient à privilégier une logique de prévention plutôt que d’interpellation. Mais il semble que l’idée ait été enterrée en France avant même d’avoir été sérieusement expérimentée. On en reparla sans doute à l’occasion de la (malheureusement assez probable) prochaine vague de violences urbaines.
16:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, banlieues, émeutes, immigration, police
26.11.2006
Divorce d’intérêts entre producteurs et consommateurs de pétrole
Depuis 25 ans, la mise en exploitation de nouveaux gisements est quasi au point mort. Selon les experts, il faudrait investir environ 30 milliards de dollars par an pour couvrir les besoins prévisibles d'ici 2015 de l’économie mondiale. On en est très loin.
L’actualité récente n’incite pas l’optimisme : nationalisations en Amérique Latine, expulsion des majors étrangères de gros gisements en Russie, attentisme politique au Moyen-Orient. Les gouvernements producteurs ne semblent pas pressés d’investir, bien au contraire.
Voilà qui semble contradictoire avec la théorie économique habituelle. Tout producteur sur un marché dont la demande est en pleine croissance est en principe incité à investir pour produire d’avantage et augmenter ses ventes.
La raison de cette anomalie vient du fait que le pétrole a une caractéristique particulière : la demande est très peu élastique. Le cas des transports (qui représente plus de la moitié de la consommation totale de pétrole) est extrême. Ainsi les deux chocs pétroliers ont montrés que lorsque les prix augmentent de 25%, la demande baisse de seulement… 1% !
Bref, pourquoi les pays producteurs de pétrole s’embêteraient à investir massivement (ce qui en passant les obligerait à recourir aux majors étrangères souvent perçues comme le diable) ? La seule rétribution de leurs efforts serait de maintenir le pétrole à un prix modéré. Mieux vaut pour eux rester les bras croisés et attendre tranquillement la pénurie : l’explosion prévisible des cours leur offrira d’énormes profits sans aucun risque.
11:10 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, prix du baril, majors pétrolières, élasticité
23.11.2006
Santé : à la recherche d’une nouvelle forme de solidarité
Ce phénomène n’a rien d’une spécificité hexagonale. Aux Etats-Unis, les dépenses publiques de santé pour un jeune de moins de 18 ans s’élèvent en moyenne à 1700 $ contre 16000 $ (soit pratiquement 10 fois plus) pour un plus de 65 ans.
Ces dépenses de santé étant financées par les cotisations sociales sur le travail, cette surconsommation correspond en fait à un transfert massif de richesses des actifs vers les seniors. Après tout pourquoi pas. La solidarité intergénérationnelle est une belle idée. Gardons quand même en tête que le dérapage des dépenses se combine avec un vieillissement démographique inexorable, ce qui alourdit mécaniquement tous les ans la note pour les actifs (proportionnellement de moins en moins nombreux).
L’ennui de ce beau schéma est que les séniors sont aussi ceux qui détiennent l’essentiel de la richesse. Alors qu’ils ne représentent (encore) que 20% de la population, plus de 60 % de la richesse est déjà détenue par les plus de 65 ans. Plus symptomatique encore, la moyenne d’âge des contributeurs à l’ISF est proche de 68 ans et progresse chaque année. D’ailleurs, quelle est aujourd’hui la seule tranche d’âge à épargner en moyenne plus de 20 % de ses revenus disponibles ? Les plus de 80 ans, ce qui (au premier abord) peut sembler paradoxal.
Bref, pour éviter une explosion à terme du système, il serait temps de songer à développer une solidarité intragénérationnelle et non pas uniquement intergénérationnelle. En clair, que les séniors aisés financent leurs pairs moins bien lotis, via une fiscalité spécifique. De quoi alléger les charges sur le travail sans creuser les déficits. Malheureusement dans notre société, une pareille réforme de bon sens aurait bien du mal à passer.
12:43 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : charges sociales, solidarité, fiscalité, santé
21.11.2006
Le vrai faux retour de la Bulle Internet
La récente vente de YouTube à Google pour 1,65 milliards de dollars a alimenté les spéculations sur le retour des valorisations irrationnelles des sociétés Internet.
Est-ce trop cher payé ou un beau coup de Google à la Rupert Murdoch ? Pour mémoire, lorsqu’on Juillet 2005, le magnat des medias, a racheté MySpace pour 580 millions de dollars, tout le monde a crié casse cou. Pourtant, à peine un an plus tard, il empochait un chèque de 900 millions de dollars (de Google justement) pour l’exclusivité sur 4 ans de la commercialisation de l’espace publicitaire sur MySpace.
Alors bulle ou pas bulle ? Emmanuel Parody, un des meilleurs experts francophones du web, semble pencher vers l’affirmative dans un article bien
argumenté.
Néanmoins, en jetant un coup d’œil au graphique ci-contre de l’IAB, il y a de quoi être plutôt optimiste. Depuis 10 ans, le marché publicitaire sur Internet suit une impressionnante courbe ascendante. On note bien un à-coup en 2000 qui correspond au surinvestissement lié à la bulle. Mais depuis, le marché publicitaire en ligne a plus que compensé la chute qui a suivie en 2001 et 2002.
Fondamentalement, la croissance du marché publicitaire est proportionnelle à celle du trafic Internet. Ce qui, après tout, est parfaitement logique. La bulle s’explique simplement par une anticipation trop rapide de la croissance de l’audience en ligne. Mais en 2006 avec la généralisation du haut débit, les exagérations qu’on proférait en 2000 sont en train de devenir réalité.
Une autre grosse différence avec la bulle est la nature des investissements publicitaires. En 2000, la majorité se faisait en bandeaux sans préoccupation de rentabilité. Aujourd’hui le marché est tiré par Google et son système AdWord de paiement au clic qui permet en temps réel de mesure l’efficacité économique d’une campagne. Bref, non seulement les budgets publicitaires ont beaucoup grossit par rapport à 2000, mais la qualité des investissements est bien meilleure. Et cette publicité en ligne est d’autant plus saine qu’elle est alimentée par un commerce électronique dont les taux de croissance (30% par an !) sont stupéfiants.
Voilà qui tendrait à montrer que les valorisations actuelles ne sont pas si irrationnelles. Autrement dit, ne confondons pas web 2.0 et bulle 2.0 ! ;-)
16:32 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Google, YouTube, bulle internet, marché publicitaire
19.11.2006
Tiers Monde : des taudis pour l’éternité ?
Ces immenses bidonvilles sont de vrais cloaques, le plus souvent construits aux abords (voir parfois au dessus !) de décharges toxiques, ce qui entraine des maladies chroniques parmi les habitants et un effroyable taux de mortalité (infantile en particulier).
Autant dire que dans pareil environnement, savoir si la Terre se réchauffera de 2 ou 5 degrés dans un siècle est le dernier des soucis des habitants de ces taudis urbains. Ces miséreux qui luttent chaque jour pour leur survie ont d’autres problèmes écologiques autrement plus urgents à traiter.
Par une cruelle ironie du sort, la préoccupation croissante des pays riches concernant la lutte contre l’effet de serre risque d’enfoncer encore un peu plus ces bidonvilles du Tiers Monde.
En effet, aider ce milliard de gens à accéder à un niveau de vie décent implique des investissements lourds en services collectifs : eau potable, logements décents, infrastructures de transport jusqu’aux centres de travail. Cette élévation du niveau de vie d’un milliard de très pauvres se traduira forcément par une augmentation significative d’émissions de gaz à effet de serre.
Déjà, il existe un décalage énorme entre les nobles discours sur l’éradication de la pauvreté et la réalité des efforts entrepris par les pays riches (qui consacrent moins de 0,7% de leur PIB à l’aide au développement). Mais à l’avenir, il sera très tentant d’enrober cette absence de réelle volonté politique dans le domaine par de sublimes discours écologiques !
Décidément, il ne fait pas bon de vivre dans un bidonville au XXIème siècle.
13:55 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, bidonvilles, pauvreté, tiers monde, écologie
17.11.2006
Bidonvilles, le Pire des Mondes Possibles
Depuis 1970, les zones de taudis infâmes ont progressées à une vitesse exponentielle. Au point qu’aujourd’hui, leurs résidents représenteraient la proportion ahurissante de 78% des urbains des pays les moins développés, soit plus d’un milliard de personnes. En tête du palmarès, on trouve la Chine avec une population vivant en bidonville estimée à 194 millions de personnes, suivi par l’Inde avec 158 millions, le Brésil 52 millions, le Nigéria 42 millions et le Pakistan 35 millions. J’arrête la liste tant elle est longue.
Cette incroyable concentration de pauvreté loin d’être endiguée, progresse sans interruption depuis 20 ans sous la poussée de l’exode rural. Et cela, malgré les belles déclarations d’intention régulières sur le sujet (dont le Millenium Act sous l’égide de l’ONU a été le dernier avatar).
Cet exode rural massif, on l’a aussi connu en Europe à la charnière du XIXème et du XXème siècle. Mais si dans nos pays les taudis urbains ont gardé une dimension contrôlable, c’est qu’il existait à l’époque une soupape de sécurité très efficace : l’émigration. Le paysan miséreux européen du début du siècle n’avait que l’embarras du choix pour quitter sa campagne : Etats-Unis, Australie, Argentine,… Ils ont été des millions à rejoindre ces pays neufs pour tenter leur chance.
Aujourd’hui, il n’existe plus de pays neuf. Les très pauvres du XXIème siècle n’ont nul part où aller pour fuir la misère. Alors ils s’entassent dans ces bidonvilles cul-de-sac au rythme étourdissant de 25 millions de nouveaux résidents chaque année.
A ce rythme, les beaux discours sur l'éradication de la pauvreté deviennent chaque jour moins crédibles…10:55 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pauvreté, bidonvilles, immigration, émigration
16.11.2006
Pratique comparée du capital risque en Europe et aux Etats-Unis
DowJones vient de sortir une étude instructive sur les pratiques des capitaux risqueurs (les VC) des deux côtés de l’Atlantique (c’est un peu technique, donc les lecteurs non spécialisés pourront zaper cette note).
Sans surprise, on y découvre des pratiques d’investissement assez différentes. Tout d’abord, les VC américains pratiquent à 95% des investissements en obligations convertibles (OC). A l’opposé en Europe, une majorité des deals se fait en actions traditionnelles (et cela même en Early stage). On ne peut que louer le pragmatisme européen qui limite les usines à gaz juridiques que sont les OC sur des sociétés aussi jeunes.
Le fait d’utiliser des OC conduit aussi les Américains à réclamer en moyenne 40% du capital sur un premier tour de table contre 35% pour leurs homologues européens. Pour relativiser cela, il faut quand même rappeler qu’en Europe, les tours sont en général nettement plus petits.
Côté gouvernance, les situations semblent assez similaires, avec de part et d’autre 60% des investisseurs qui sont dotés de mécanismes de droits de véto sur les décisions du management. Voilà qui tempère l’idée couramment admise que les Américains sont plus « hands in ».
Par contre, concernant les mécanismes de protection, on constate une plus grande frilosité européenne. Ils sont deux fois plus nombreux à préférer le violent Full-Ratchet au plus raisonnable Weighted-Average. Quand à la liquidation préférentielle, il y a presque un tiers des VC Européens qui exigent un multiple supérieur à 1. De ce côté les VC Américains sont moins gourmands, puisque seulement 18% ont une exigence similaire.
Ces écarts de pratiques reflètent une différence culturelle dans l’appréciation du risque des deux côtés de l’Atlantique. En Europe, on sent que les stigmates de la bulle Internet sont encore vifs. De fait, on investit oui, mais avec ceinture & bretelles. Tandis qu’aux USA, la taille et la liquidité du marché permet sans doute une approche plus « statistique » des deals. Ce qui ne les empèchent pas de pratiquer une créativité juridique parfois excessive.
10:38 Publié dans Startups | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : capital risque, start-ups, bulle Internet, investissement
15.11.2006
Tactiques immobilières dans un marché hésitant
A contrario, un vendeur qui vous explique qu’il doit soi-disant partir en Province (ou le contraire), mais qui n’a pas commencé le moindre carton, est plus suspect. A fortiori s’il est dans les lieux depuis moins d'un an et qu’il a fait de gros travaux, on est sans doute face à un opportuniste qui cherche à profiter des derniers rayons de hausse. Ses prétentions sont en général exorbitantes, et mieux vaut le laisse mariner un peu avant de se lancer.
Si on est passé par un agent immobilier (45% des transactions), bien sûr on paye un peu plus cher. Mais même s’il est mandaté par le propriétaire, l’intérêt de l’agent est en fait que la vente se fasse rapidement (car il a très rarement un mandat exclusif). Il poussera donc le vendeur à la baisse. De plus, sa commission est toujours négociable, il ne faut pas hésiter à jouer dessus. Un agent préfère toujours encaisser 20 KE de façon certaine, que 30 KE hypothétique.
Par l’agent immobilier, vous pourrez aussi savoir si l’acheteur a déjà baissé son prix facial (bon signe) ou encore mieux, refusé des offres. Dans ce dernier cas, il faut toujours commencer la négociation en dessous de la dernière proposition (même si vous êtes prêt à payer plus cher), afin de renforcer le vendeur dans l’idée que le marché est baissier. Cela ne peut que le rendre plus flexible.Au final, c’est comme au souk, on ne fait de bonne négociation que si on est prêt à perdre l’affaire.
11:46 Publié dans Immobilier | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : immobilier, agent immobilier, négociation
13.11.2006
L’immobilier dans un marché hésitant
Plus intéressants sont les effets secondaires de ce marché qui soudain hésite. Sa principale caractéristique est une hétérogénéité croissante dans l’offre. Pour des biens équivalents, on trouve parfois des écarts de prix qui peuvent dépasser 15%. Les marges de négociation sur les prix affichés sont aussi parfois surprenantes.
Dans tout marché en flottement, on constate un tiraillement des vendeurs. D’un côté, ils essayent de vendre au plus haut (en clair, trouver un dernier pigeon qui n’a pas encore réalisé que le marché se tasse). De l’autre, ils ne veulent pas rater le coche si le marché se retourne vraiment. D’où ces écarts impressionnants dans les deals.
A mon avis, cette tendance hésitante implique pour les acheteurs de revoir leurs tactiques d’approche du marché immobilier.
17:33 Publié dans Immobilier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Marché immobilier

