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23.07.2007
Cookies, identification et traçabilité, où est le risque ?
Je suis le premier à défendre vent debout la liberté d’expression sur Internet et l’anonymat pour ceux qui le souhaitent. Néanmoins, je considère cette hystérie autour des cookies comme un mauvais procès.
Tout d’abord, on a tendance à oublier que ces (méchants) cookies ont de multiples fonctions très utiles pour l’utilisateur. Ils permettent notamment de beaucoup simplifier l’accès à un site, en court-circuitant les fastidieuses procédures de connexion. D’ailleurs dans la plupart des sites de nouvelle génération, plus besoin de se souvenir de son identifiant et mot de passe pour se connecteur. C’est quand même un gros progrès en termes de confort de navigation.
Les cookies permettent aussi de faire de l’analyse statistique et marketing sur les flux d’internautes. Ces calculs optimisent les produits et contenus présentés sur les pages, parfois même en temps réel (comme pour Criteo). L’inflation des contenus étant exponentielle, cette fonction de filtrage intelligent des catalogues devient indispensable pour conserver une certaine fluidité à la navigation.
Alors pourquoi les cookies ont-ils encore parfois si mauvaise presse ? Le problème vient d’une confusion entre traçabilité et identification.
La beauté du surf sur Internet est de pouvoir se promener au gré de ses envies les plus immédiates. Durant cette navigation, les gens n’ont pas envi d’être identifiés. C’est tout à fait légitime. D’ailleurs, beaucoup d’internautes se construisent des identités numériques virtuelles sans rapport avec leur état civil officiel. Les données sociodémographiques récoltées (âge, sexe, profession…) sont très peu fiables, car d’instinct les surfeurs ont tendance à mettre n’importe quoi dans les questionnaires marketing.
Revenons à nos cookies. Ils permettent certes de reconnaitre l’empreinte d’un surfeur, mais non de l’identifier. C’est toute la différence. Les cookies préservent l’anonymat de l’internaute. Ils sont incapables de savoir qui se cache derrière tel ou tel ordinateur. On est loin du « Big Brother » qu’on nous décrit parfois.
En fait, le vrai risque en termes d’identification se situe au niveau de fournisseur d’accès Internet (FAI). C’est le seul endroit de la chaine où on est capable de relier de manière fiable une identité numérique et une identité réelle. D’ailleurs, la Chine ne se prive pas d’analyser les fichiers des FAI pour traquer les dissidents. C’est la raison pour laquelle l’indépendance et la neutralité des FAI est très importante. Aucun tiers, quel qu’il soit, ne devrait pouvoir accéder aux fichiers nominatifs des clients. Sinon là, c’est la porte à tous les abus.
19:35 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cookies, tracabilité, identité numérique, confidentialité, FAI
18.07.2007
L’effet papillon appliqué au clavier d'ordinateur
Une majorité des jeunes auront demain des jobs où ils passeront une grande partie de son temps devant un clavier d’ordinateur. En parallèle, ils consacrent une part croissante de leur temps libre à Internet.
(Une anecdote très parlante : lorsque je fais venir une baby-sitter pour garder mes enfants, elle ne me demande plus où est la télé, mais où est l’accès Internet. La soirée tchat a remplacé les variétés du samedi soir.)
Vu cette tendance lourde, il parait urgent d’inclure dans l’enseignement obligatoire à l’école le fait de savoir taper à la machine (avec 10 doigts et sans regarder le clavier). Que ce savoir soit encore relégué aux écoles de secrétariat est une aberration.
Il est vrai que cet apprentissage est assez pénible. Le clavier azerty est une des inventions les plus vicieuses de l’histoire de l’humanité. C’est aussi l’un des exemples les plus savoureux d’effet papillon.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’anecdote, elle vaut son pesant de cacahuètes. Cette disposition des touches en dépit du bon sens a été pensée précisément… pour ralentir la frappe ! A l’époque des premières machines à écrire (les années 1860), les touches étaient si fragiles qu’il fallait absolument dissuader les secrétaires zélées de taper trop vite. D’où ce clavier stupide. Une fois ces problèmes mécaniques surmontés, les gens avaient pris l’habitude de l’azerty et c’était trop tard pour changer. Stupéfiant mais authentique.
Bref, nous sommes sont condamnés jusqu’à la fin des temps à utiliser laborieusement ce clavier maudit. Tout ça à cause d’un ingénieur trop malin disparu il y a 150 ans.
19:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : claviers, azerty, effet papillon, enseignement scolaire
12.07.2007
Comment réformer l’impôt sur les successions
Parmi les dispositions de présent paquet fiscal du nouveau gouvernement Fillon qui font polémiques, outre ce bon vieil ISF, il y a cette réduction drastique de l’impôt sur les successions. J’ai mainte fois souligné sur ce blog que du fait de l’allongement de la vie, les heureux héritiers sont le plus souvent eux-mêmes des seniors. Pourquoi leur faire ce cadeau supplémentaire alors que cet âge déjà correspond au sommet de leur puissance financière ?
Il y aurait une autre manière beaucoup plus élégante de réformer cet impôt. Chaque année, les successions représentent une masse financière d’un peu plus de 40 milliards d’euros. En taxant de manière égalitaire toutes les successions avec un taux fixe de 20% (ce qui reste très raisonnable), on pourrait créer un important fond pour la jeunesse.
Chaque année, environ 800.000 jeunes deviennent majeurs. Ainsi, ce fond pourrait distribuer une dotation de 10.000 euros à chaque nouvel adulte le jour de ses 18 ans, et cela de manière strictement égalitaire. Libre à chacun ensuite d’en disposer comme il veut : pour se payer des études, créer une entreprise, épargner, faire le tour du monde ou… tout brûler d’un coup dans une frénésie consumériste.
Ce serait une piste intéressante pour mettre en pratique le concept d’équité devant la vie. Equité et non égalité bien sûr, car il y a pleins d’autres aspects socioculturels et personnels qui jouent dans les trajectoires individuelles de chacun. Néanmoins cette dotation universelle pourrait avoir une charge symbolique forte. De plus, en étant reliée directement aux successions, quel meilleur étendard de la fameuse solidarité entre les générations ?
19:30 Publié dans Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : successions, fiscalité, solidarité, seniors
07.07.2007
Les très utiles (vilains) gaz à effet de serre
Je me suis permis (avec une certaine délectation je dois l’avouer) de polémiquer sur l’influence réelle de l’émission de gaz carbonique d’origine humaine sur le réchauffement planétaire actuel. Poussant plus loin le crime de lèse-écologie, j’ai aussi contesté la nature forcément négative du réchauffement en question. Alors pour compléter le triptyque, je vous en sers une dernière louche. Après promis, je passe à autre chose.
Histoire de rassurer mes amis écolos qui daignent encore de lire ce blog (!), il me faut préciser que je soutiens sans réserve les projets de taxe carbone dans les tiroirs de nos chers gouvernants. La fiscalité est de loin l’arme la plus efficace dans le domaine écologique. De façon générale, il est aussi important de continuer nos efforts vers des normes d’économies d’énergie toujours plus ambitieuses pour les bâtiments, les véhicules et l’industrie.
Pour commencer, cela donne des perspectives formidables en termes de nouveaux produits dans tous ces domaines de R&D. Mais surtout, ces mesures vont dans le sens d’une réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. Même si les vraies raisons ont très peu à voir avec l’écologie et l’effet de serre, elles n’en sont pas moins importantes.
Il s’agit essentiellement ici d’argent et de politique (sans que cela n’ait rien de péjoratif). Tout d’abord, la sobriété énergétique a un effet mécanique sur notre balance commerciale, puisqu’on importe tout notre pétrole. La raréfaction programmée de cette énergie fossile non renouvelable ne pourra qu’accentuer le problème à l’avenir. On en goute déjà les prémisses avec les pics récents atteint par le baril de brut. Par un hasard conjoncturel, ce pic est amorti par une valorisation inespérée de l’euro. Mais cela ne durera qu’un temps.
Politiquement aussi, nos importations de pétrole et de gaz proviennent pour la majeure partie de dictatures pas toujours sympathiques, parfois ouvertement hostiles. De plus, beaucoup de régions pétrolières ou gazières sont réputées pour leur instabilité, la corruption extrême de leurs élites, voir une collusion rampante avec des groupes armés violents. Notre dépendance trop forte envers ces régimes nous met d’ailleurs souvent dans des situations inconfortables.
Enfin, la plupart des pays qui détiennent des réserves d’énergie fossile font preuve d’une volonté très modérée concernant les indispensables investissements, ce qui réduit d’autant la visibilité du secteur. Bref, moins on achète de pétrole à tous ces gens, moins on s’expose à d’éventuels chocs économiques ou chantages géopolitiques.
En passant, on peut aussi rappeler que tous les pétrodollars qui inondent nos économies occidentales alimentent une bulle immobilière potentiellement dangereuse, en particulier pour les jeunes générations qui croulent sous les dettes.
Voilà qui explique pourquoi les politiques se saisissent avec autant d’entrain de la grande cause du réchauffement climatique. Ce spectre écologique permet de plaquer une noble cause sur des objectifs politiques et économiques cruciaux. Cela donne aussi des armes de négociation face aux différents cartels producteurs. Mais surtout, l’écologie est une cause plus facile à vendre à l’opinion publique que les tortueux rapports de force économiques de la diplomatie pétrolière.
16:05 Publié dans Développement durable, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, pétrole, fiscalité, économie mondiale, dettes
05.07.2007
Et si on se réjouissait un peu du… réchauffement climatique ?!
Les causes du réchauffement climatique sont loin d’être totalement élucidées. Mais à la limite peu importe. La vraie question est : ce réchauffement est-il une bonne ou une mauvaise chose ?
A voir le concert de catastrophisme sur le sujet, la cause parait entendu. Mais est-ce vraiment si terrible ?
Tout d’abord, il faut rappeler que dans la logique écologique, tout changement est par nature mauvais. L’écologie politique se construit sur la préservation des écosystèmes existants. Donc moins ça bouge, mieux c’est. Si en plus, le changement en question est d’origine humaine, c’est encore plus grave. Par définition, l’homme a forcément un impact négatif sur la nature.
Ceci étant dit, venons-en à notre réchauffement climatique. Sa première conséquence serait une brutale élévation du niveau de la mer. Al Gore nous parle de plusieurs dizaines de mètres d’ici la fin du siècle, ce qui rayera de la carte toutes les villes côtières. N’ayant pas peur de forcer le trait, un rapport récent de l’Union Européenne préconise de planifier le déplacement de certains ports en prévision de la montée des eaux !
Le problème est que ce catastrophisme n’est pour l’instant absolument pas confirmé par les faits. Certes, la mer monte de manière régulière depuis bientôt dix mille ans, mais de seulement quelques centimètres par siècle. Bref, c’est à peine perceptible. A ce rythme, on a encore des dizaines de milliers d’années devant nous avant que les effrayantes prophéties d’engloutissement se réalisent. Cela n’a rien d’étonnant, car il existe un phénomène de compensation : la fonte de la glace continentale fait monter le niveau de la mer, mais celle de la banquise la fait baisser. De plus, un monde plus chaud, c’est aussi d’avantage d’évaporation marine, ce qui va aussi dans le sens d’une diminution du niveau des océans.
En passant, ce surplus d’évaporation devrait entrainer mécaniquement plus de précipitations sur la majorité des régions du globe. On peut espérer que cela permette de remédier certains déficits hydriques actuels très préoccupants. Les rendements agricoles devraient en être améliorés de manière significative.
Au dire des pessimistes, la seconde conséquence du réchauffement serait l’amplification des phénomènes météo extrêmes, type cyclones, tsunamis et autres tornades. Là encore, il semble que les statistiques n’enregistrent aucune augmentation notable de ce type de phénomène. C’est juste que ces catastrophes se trouvent d’avantage médiatisées qu’avant, et cela de manière très sélective. Tout le monde a vu dans le cyclone Katrina une illustration spectaculaire du réchauffement climatique. Mais le fait que l’année suivant, il n’y ait eu aucun cyclone notable aux USA n’est pas venu infirmer la théorie.
En fait, la vérité est qu’on n’est pas vraiment capable pour l’instant de prédire et d’expliquer ces phénomènes météo extrêmes. Alors tous les coupables sont bons à prendre. Il y a quinze ans, c’était le diabolique courant El Nino qui nous faisait trembler (tient bizarre, on n’entend plus parle de lui). Maintenant, c’est nos vilains gaz carboniques. Demain, ce sera sans doute les manipulations génétiques sur les sauterelles ou autre chose.
A ce propos, je vous passe le problème des ours polaires. Autant se priver de sushis pour sauver les baleines semble faisable, autant on ne voit pas très bien ce qu’on peut faire pour garder au frais ces plantigrades. C’est vrai, ils risquent de rejoindre bientôt la cohorte des espèces disparues. C’est triste, mais malheureusement le monde ne va pas s’arrêter de tourner pour ça.
Au contraire, le réchauffement climatique est en train de rendre enfin accueillantes de vastes régions inhospitalières : Nord Canadien, Sibérie, Groenland et qui sait, un jour l’Antarctique. Pour une humanité en expansion qui cherche de nouveaux espaces à conquérir, c’est plutôt une bonne nouvelle (car pour Mars, il parait qu'il va falloir patienter encore un bon bout de temps).
Pour l’économie mondiale, seul l’avenir des sports d’hiver est vraiment en cause dans cette histoire. Mais mon petit plaisir égoïste de skieur (et pourtant j’adore ça, snif !!) justifie-t-il vraiment une croisade écologique planétaire ?
Enfin a contrario, imaginez le phénomène inverse : un refroidissement climatique. Les conséquences d’une forte avancée des glaciers seraient redoutables. Alors n’en déplaise à notre tendance naturelle à avoir peur de tout, réjouissons-nous un peu de ce réchauffement. Même si cela veut dire plus de climatiseurs que de radiateurs, ce n’est pas la fin du monde.
19:59 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, écologie, météo
02.07.2007
Ecologie incorrecte sur l’effet de serre
La lutte contre les gaz à effet de serre est devenue en quelques années le nouveau fer de lance de l‘écologie planétaire. Pour mesurer l’enjeu, il faut avoir en tête que, sans rire, c’est LE risque pour l’humanité, « bien supérieur au terrorisme » comme nous l’affirme bon nombre d’experts.
De manière aussi rapide qu’inattendu, cet effet de serre dévastateur a propulsé un simple animateur télé au rang de nouvel Abbé Pierre. Tous les médias communient dans un bel unanimisme sur la catastrophe annoncée. A ce rythme, Nicolas Hulot pourra bientôt prétendre au prix Nobel de la Paix, à moins qu’Al Gore ne le coiffe au poteau.
Ce concert d’opprobre contre ces méchants gaz m’a donné envie à revenir sur le fond de l’affaire. Pour cela, je suis parti des deux postulats de base :
1) Depuis 30 ans, on assiste à une augmentation des températures moyennes à l’échelle de la planète. Cette tendance subie une accélération notable depuis une dizaine d’années.
2) Durant la même période, l’émission d’origine humaine de gaz carbonique dans l’atmosphère a fortement augmenté, ce qui s’est traduit par une augmentation de sa concentration.
Ces deux affirmations reposent sur des données statistiques maintes fois reconfirmées. Elles sont donc difficilement contestables.
La conclusion de nos amis écolos est donc que tous ces méchants gaz qui sortent de nos pots d’échappement et de nos usines sont responsables du réchauffement actuel. A ce rythme, on va tous griller d’ici quelques décennies.
Pourtant d’un simple point de vue de logique formelle, c’est absurde. Ce n’est pas parce que deux phénomènes sont corrélés, que l’un est la cause de l’autre. Les cas de pareille confusion abondent. Les gens qui tondent leur gazon ont plus souvent des infarctus que les autres. Les tondeuses sont-elles pour autant dangereuses pour le cœur (pour aller plus loin sur le sujet, voir l’excellent livre Freakonomics) ?
Avant de passer pour un dangereux bushiste à la solde des lobbies pétroliers, il me faut poursuivre le raisonnement. On peut se dire que même s’il n’est pas prouvé que les gaz à effet de serre soient responsables du réchauffement actuel, il convient de prendre cette hypothèse très au sérieux et d’agir en conséquence. Cela s’appelle le principe de précaution. Après tout, pourquoi pas, même si on sent bien que l’application systématique de ce principe dans tous les domaines a tendance à entretenir une hystérie sécuritaire, où le remède peut se révéler pire que le mal. Le cas du terrorisme est assez édifiant.
Néanmoins, à l’encontre de l’effet de serre, il existe un fait statistique troublant. Au cours des trois derniers millénaires, l’humanité a connu plusieurs variations climatiques importantes et assez brutales. Les pics de température les plus connus sont ceux de la période romaine et du bas Moyen-âge, avec au contraire un Petit Age de Glace qui a culminé au XVIIIème siècle. A l’échelle du temps long (en millions d’années), les fluctuations de températures semblent avoir été encore beaucoup plus importantes.
Evidemment tous ces changements climatiques se sont produit avec que nos sociétés industrielles n’émettent tout ce vilain gaz carbonique dans l’atmosphère. Les experts reconnaissent qu’ils sont assez ignorants sur les causes réelles de toutes ces fluctuations. La théorie la plus en vogue explique cela par des changements de l’activité du Soleil. Les mesures réalisées depuis soixante ans montrent d’ailleurs une corrélation frappante avec la température moyenne mondiale observée. Cette corrélation est bien plus nette que celle sur la concentration du CO2 dans l’atmosphère. Mais prudence cependant, car encore une fois, corrélation n’est pas preuve.
En tout état de cause, il faut donc accepter le fait qu’il existe d’autres causes possibles aux hausses de température observées actuellement. Ne pas le reconnaitre serait éminemment anti-scientifique.
Voilà qui fragilise beaucoup la théorie de l’effet de serre. Mais il nous faut un coupable à notre transpiration. Et c’est bien pratique que ce coupable soit un humain, riche de surcroit. On ne peut pas attaquer le Soleil en justice ! ;-)
19:05 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, réchauffement climatique, CO2, écologie

